Blackberry Smoke, le Cabaret Sauvage à Paris,
le Mercredi 31 octobre 2018

Cela fait maintenant plusieurs années que Blackberry Smoke nous fait l’honneur de jouer dans notre beau pays. Les tournées se suivent et prennent de l’ampleur, les salles s’agrandissent, le nombre de spectateurs aussi, sauf en France…..

Mais ceci dit, ne boudons pas notre plaisir de les avoir un peu rien que pour nous !

Nous voici donc dans une salle quasi inconnue de tous qui, si elle n’affichait pas complet au guichet, devait tout de même être proche du but, ainsi 1000 à 1200 personnes s’étaient rendues dans la capitale pour l’occasion. Après une première partie intéressante, mais avec un son trop faible pour faire taper des gambettes, nos musiciens d’Atlanta favoris (pas vous ?) arrivent sur scène, et ce qui frappe, c’est que dès la première note, le son, la puissance et la classe s’installent. 2h15 de show sont au programme, c’est dire si les musiciens prennent toujours autant de plaisir à jouer ensemble et nous asséner leurs riffs toujours aussi bien sentis ! Le set attaque par « Testify » qui sera le premier et le seul morceau issu de leur premier album « Bad Luck Ain’t No Crim ». Le deuxième titre « Nobody Gives a Damn » entamera une liste de 5 titres issus de leur dernier et excellent album « Find a light ». Sinon tous les albums seront représentés, n’oubliant pas les tubes « Good One Comin’ On » et « One Horse Town »

Blackberry Smoke est un groupe très affûté, et depuis longtemps déjà ! Mais on a quand même l’impression qu’il s’améliore toujours. Maître Charlie Starr s’en donne à cœur joie et n’oublie jamais de faire quelques clins d’œil à ses racines, musicales et régionales bien sûr ! Ce soir c’est Lynyrd Skynyrd qui sera à l’honneur avec un petit bout de « Mississipi Kid »

L’ambiance est extra, Charlie, toujours en train de blaguer avec le public, n’hésite pas à balancer un « Fuck Off » à un fan un peu trop encombrant. Une vrai ambiance de « redneck » quoi !Après un exceptionnel « I’ll Keep Ramblin’ » en fin de set, le groupe revient en rappel avec un étonnant « Fairies Wear boots » de Black Sabbath avant de clôturer définitivement avec « Ain’t Much Left of Me » Le concert aura été d’une très grande qualité sonore et musicale, le public ne s’y trompe pas. On y retrouve des musiciens de tous bords avec notamment le très emblématique Louis Bertignac qui ne loupe jamais un de leurs passages !

Blackberry Smoke fera une tournée des festivals en juin 2019, avec entre autres Lynyrd Skynyrd et un passage au Hell Fest à Clisson, ne les loupez surtout pas !

Manu Aeschbach

C’est le soir d’Halloween, et si on ne rencontre pas de fantômes, nous avons bien du mal à trouver le Cabaret Sauvage, le Parc de la Villette étant bourré de pièges, de rampes, de marches, le tout non éclairé et non indiqué.

Enfin le groupe joue dans une salle relativement adaptée à sa popularité même si c’est quasiment complet. On se souvient encore du groupe découvert en première partie du concert de BBS au Trabendo, à savoir Record Company. Aujourd’hui c’est un excellent groupe du Texas, THE QUAKER CITY NIGHT HAWKS qui ouvre la soirée, avec un mélange bien costaud de « Southern Rock » et de « Texas Rock » avec de superbes parties de guitare.

Puis la bande à Charlie entre en scène, et on constate avec plaisir que le groupe a changé de dimension. Charlie est toujours la star (oui ben elle est un peu facile) mais Paul Jackson est beaucoup plus présent, il prend plusieurs chorus, et occupe davantage le devant de la scène. Et enfin on peut apprécier les sons de Brandon Still qui nous régale avec ses claviers. Le son est plutôt correct, en tous cas nettement meilleur que lors des dernières dates parisiennes.

Dans une ambiance tout de suite survoltée, «Testify » démarre le show à cent à l’heure, avec notre Charlie qui mouline les riffs avec sa guitare portée très bas. Et les morceaux s’enchaînent, déviant quelquefois de la set–liste, avec le « Come Together » des Beatles où Charlie s’embrouille un peu dans son solo qu’il fait très roots, et aussi « Let it Burn » et une longue improvisation inspirée. « Medicate My Mind », « Rock’n’Roll Again », « Holy Ghost », « Good Life » : Blackberry Smoke possède vraiment un superbe répertoire avec des titres costauds et différents dans leur construction, la touche country voisinant les racines « Southern Rock ».

Et arrive le grand moment, « Aint Got the Blues » avec Paul à la guitare acoustique, Charlie, un peu surpris de l’enthousiasme général, fait chanter le public qui connaît les paroles, le concert déjà excellent bascule dans une autre dimension amplifiée par un final de folie. Du coup « Six Ways to Sunday », réclamé par le public mais non prévu dans la set-liste est joué, puis « Fairies Wear Boots » et « Aint Much Left Of Me».

Très belle soirée, Blackberry Smoke a fait d’énormes progrès, ce n’est plus « le groupe de Charlie » mais une entité de cinq musiciens qui assure un set puissant et original, avec des compositions remarquables qui rentrent et restent dans la tête.
Michel Bertelle

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